Ensemble des Opérations pour la Filature de la Laine

Le Triage:

washing wool machine
Washing Wool Machine

washed wool
Washed Wool

Une machine munie d’un bac
Une Machine Munie D’Un Bac

spinning
Le Filage

twisting
La Torsion

hank machine
Hank Machine

wool shop
Wool Shop

Après avoir tondu la laine ou le pelage, les toisons sont triées selon leur qualité. On les trie en sélectionnant des touffes de fibres de chaque toison. Les différentes qualités et couleurs sont ainsi regroupées. On peut alors passer à l’opération suivante.

Le Nettoyage:

Le matériel trié est nettoyé (en fait, il est lavé) en vue de l’opération suivante. Si les saletés et la graisse des fibres ne sont pas éliminées, les dents de la machine à carder peuvent se bloquer.

Le Mélange:

Les fibres sont alors superposées en couches, soit pour mélanger les couleurs, soit pour préparer l’opération suivante. A mesure que chaque couche est empilée, elle est aspergée d’huile. Le démêlage et le cardage sont facilités si les fibres sont ainsi enduites d’huile.

Le Démêlage:

The fibre is now processed by the FEARNOUGHT, which removes any knots or matted fibres leaving individual locks of fibre. For mixed blends, the fibre is removed from the stack vertically thereby mixing the different coloured fibres from the stack.

Le Cardage:

Lors du cardage le matériel passe par les machines suivantes.

a. Une machine munie d’un bac: Pèse des paquets de fibres et dépose chaque paquet sur le tablier alimentaire. Les cylindres du tablier se déplacent à une vitesse constante afin que le matériel qui pénètre dans la machine à carder ait un poids constant. Cette machine pèse les fibres avec une précision de +/- 7.5%.

b. La Droussette: Cette machine démêle les touffes de fibres en peignant les fibres sur les dents de la machine. Sur le cylindre central (le dévidoir) les dents sont inclinées, à mi-hauteur, vers l’avant. Les dents du plus grand cylindre, situé au-dessus du dévidoir, (le travailleur) sont inclinées vers l’arrière. Chaque touffe de fibres est donc divisée en deux, elle circule autour du travailleur et retourne sur le dévidoir au moyen d’un plus petit cylindre (le débourreur). Les fibres sur le dévidoir finissent par atteindre un plus grand cylindre (le peigneur) qui tourne à grande vitesse. Ce cylindre est muni de longues dents en fil de fer et a un mouvement de va-et-vient en direction du dévidoir. C’est en fait le seul cylindre sur la droussette qui est en contact avec le dévidoir. Les dents, en fil de fer, du peigneur, pénètrent entre les dents du dévidoir sur à peu près 2 mm. La vitesse de «surface» du peigneur est plus élevée que la vitesse de «surface» du dévidoir. Il fonctionne donc comme une brosse qui «ramène» les fibres sur le bout des dents afin de les présenter au grand cylindre suivant (le peigne d’abattage). Ce peigne d’abattage transfère les fibres d’un dévideur à un autre. La distance entre tous les cylindres de la machine est préalablement fixée. (Cette distance varie entre 0.025 mm et 0.046 mm.)

c. La Peralta: En fait une grande calandre qui peut faire subir une très forte pression aux fibres, jusqu’à 1.25 tonnes par 25mm2. Cette calandre écrase toute matière végétale restante, qui soit tombe lors des opérations suivantes, soit se colle au cylindre, qui doit ensuite être raclée au moyen d’un gratteur.

Le matériel est alors transféré à la cardeuse. Lors de cette opération, les fibres subissent une rotation de 90°, afin que le poids soit réparti de manière équilibrée sur toute la surface de la droussette. Ainsi le poids sera réparti de manière égale sur la cardeuse.

d. La Cardeuse: Ressemble à la droussette, mais ses dents sont plus fines et plus serrées.

e. Le Condensateur: Des cylindres à rubans divisent la toile de fibres, en bandes de fibres, de poids égal et de longueur égale. Puis ces bandes passent entre deux cylindres en caoutchouc, à mouvements alternatifs, pour former un fil, pas très solide, mais qui peut être enroulé sur une bobine afin d’être transféré au métier à filer.

f. Le Filage: Le fil est alors passé sous un cylindre lesté pour l'introduire dans une zone où le fil est armé. On lui donne alors un pseudo retors. Le fil est retordu afin de le consolider de manière à ce qu'il puisse être étiré et allongé d’environ 18%. Le fil est ainsi armé pour éliminer toute irrégularité du fil. La torsion se produira toujours à l’endroit le plus ténu du fil.

Ainsi cette partie du fil est bloquée, afin que le fil qui n’est pas bloqué puisse à nouveau être étiré, et ainsi de suite. Les fils passent par des rouleaux à ressorts qui empêchent la torsion, qui a lieu lors de l’opération de filage, de retourner dans la zone où le fil a été armé. Le fil subit une torsion lorsque la broche tourne. L'intensité de la torsion est contrôlée par la vitesse à laquelle le fil est délivré, et dépend de la vitesse à laquelle la broche tourne. (On diminue la vitesse pour consolider les fils les plus fragiles.) Le fil, qui est maintenant solide, est bobiné, au moyen d’un curseur en plastique, sur un cône, placé sur une broche. Le fil est maintenant prêt pour l’opération suivante.

g. La Torsion: Les fils en coton, utilisés pour le tissage, n’ont pas toujours besoin d’être retordus; mais les fils de laine à tricoter, doivent toujours être retordus. Si on utilise un fil simple pour tricoter, le vêtement «tire-bouchonnera» parce que le fil simple n’a été tordu qu’une fois. Lors d’une torsion, il faut toujours donner une impulsion contraire, ainsi les fils ne se sépareront pas. Le métier à retordre ressemble au métier à filer, mais il ne comporte pas de «zone à armer».

h. Le Bobinage: Lors de cette opération, la totalité du fil est transférée sur un cône prêt à la vente ou à être apprêté.

i. L&rsquo,Envidage: La laine peut aussi être envidée sur des fuseaux pour former des écheveaux. La laine en écheveaux peut être lavée et (ou) teinte. Elle peut ensuite être bobinée sur un cône avant d’être apprêtée. On peut se procurer des écheveaux de laine pour tricoter à la main.